23 novembre 2006
Défunte mélodie
Et la nuit gémit ses derniers soupirs
Le monde s’éteint, il se laisse envahir
Par ces nuées fragiles gonflées de rîmes
Enivré, le poète abandonne le monde entier
Se livrant aux vents qui se dispersent
Ici et là, transporté sur des caresses
Ses maux se tissent au-delà des sentiers
Douce poésie de nuit, moelleuse et ténébreuse
Délicieuse et sucrée comme un fruit
Toi qui fredonne de mélodieux récits
Je te donne ma tendre vie, mon amoureuse
Et lorsque tes mains prendront mes rêves
J’aurai le regard fuyant vers ces chimères
Ces délicates visions gorgées de mystères
Ô ma bien aimée, je mordrai vos tendres lèvres
22 novembre 2006
Rêve Douleur Torturé
Démence Folie Solitude
Songe Tristesse Mélancolie
Nostalgie Nocturne Immense
Profonde
Réalité
Irréalité Imaginaire Mort
Corps
Chair
Cadavre Souffre
Souffle
Poussière
Sucrerie Jalousie
Dégoût
Haine Violence
Les parles passent et les mots restent
Le contour absenté d’une main est parfois si regrettée
Plus manquante que toute chose de la vie, elle décède
Et plus rien ne relève, ce morceau de chair qui cède
Alors pourquoi l’attendre, elle ne veut plus m’écouter
Elle préfère se fendre ou se vendre, qu’elle importance
Entre la nuit et la démence, il n’y a rien ou presque
Juste quelques corps affublés d’émotions grotesques
Alors pourquoi lui résister, elle n’est que souffrance
Tendre adultère
Ca se voit dans ses yeux, elle veut toute la terre
Ses océans et ses mers, ses nuages et ses arcs en ciel
Elle approche de sa bouche le cancer, lui fait révérence
Et l’allume en cadence, puis s’élève ou ses lèvres
Un mot ou deux, je ne sais pas, elle touche ma chair
Elle me propose un rêve à trois, elle son corps et moi
Sa dépouille lui mordille les tétons me dit elle
Je souris, elle est si belle et moi si ivre, qui suis-je
Qui est elle, je ne sais plus comment elle s’appelle
Mes mains sur ses hanches, nous dansons la honte
Après je ne sais plus, je l’ai encore dans la bouche
Ses cris déchirant ma chair, sa pudeur me violant
Elle m’a laissé pour mort, la gorge perforée de sang
Et son corps, son cadavre que j’ai violement traverser
Je le pleur, et je meurs à l’idée de l’oublier
Mais ou est-elle, et ou suis-je, entre minuit et 7h
Que du flou et de l’apesanteur, entre sa vie et la mienne
Et un mot que je ne peux vomir, entre adulte et taire
Un acte involontaire qui porte des dessous charnels
Entre moi et elle, des épisodes sensuels et sans suite



